Ce feu vert intervient au terme d’une longue procédure d’instruction, marquée par plusieurs études environnementales qui ont conduit à revoir sensiblement le programme initial.
Soumise à une évaluation environnementale complète, l’UTN avait soulevé plusieurs enjeux sensibles : biodiversité, consommation foncière, ressource en eau, artificialisation, paysage, émissions de gaz à effet de serre et impacts du trafic. Une procédure de participation du public par voie électronique, portant sur un défrichement partiel, avait également reçu un avis favorable de la préfecture de l’Isère au printemps.
Ces analyses ont conduit la commune à réduire fortement l’ampleur du programme. La première version prévoyait 138 logements en phase 1 et 116 en phase 2. Après révision, le projet tombe à 81 logements pour 6385 m2, soit près de 47% de surfaces en moins. L’implantation est modifiée pour contourner les zones abritant deux espèces végétales protégées, et des zones tampons végétalisées seront créées. Un suivi écologique est imposé pendant et après les travaux.
La version validée comprend 51 appartements en résidence de tourisme, 12 logements saisonniers, 4 logements en accession sociale (BRS), 12 logements en accession, 2 chalets individuels, 350 m2 de surfaces commerciales, 790 m² d’espaces recevant du public et 122 places de stationnement, dont 66 couvertes.
Une conformité revendiquée avec le PLUi-H
Malgré le dimensionnement revu à la baisse, la municipalité affirme que le projet respecte pleinement le PLUi-H validé en 2020 et l’Orientation d’Aménagement Programmée dédiée au secteur. Les élus mettent en avant une densité maîtrisée, une architecture montagnarde, un urbanisme compact et une contribution au tourisme quatre saisons.
Dans son communiqué, la mairie de Corrençon défend un projet "responsable", conciliant développement économique et préservation du cadre naturel.