Dimanche 22 février en début de soirée, des détonations retentissent rue Normandie-Niemen, à proximité du lycée Marie-Curie d’Échirolles. À leur arrivée, les policiers découvrent un utilitaire vide, encastré dans la grille arrière de l’établissement scolaire. La carrosserie présente au moins un impact de balle, signe d’une scène plus complexe qu’un simple accident.
Deux hommes se présentent alors aux forces de l’ordre. Ils expliquent avoir abandonné précipitamment le véhicule après avoir été attaqués par un groupe armé circulant en moto, trottinette et voiture. Selon leur récit, ils auraient été pris pour cibles sans motif et contraints de fuir pour échapper aux tirs.
Mais l’exploitation des caméras de vidéosurveillance de la Ville change rapidement la donne. Les images révèlent que trois individus se trouvaient dans le fourgon et que ses occupants détenaient eux aussi des armes à feu, dont ils ont fait usage. Les prétendues victimes apparaissent dès lors impliquées dans un échange de tirs entre groupes rivaux.
Identifiés par les enquêteurs, les trois suspects, dont deux frères, ont été arrêtés le 26 février avec l’appui du Raid, l’un à Pont-à-Mousson et les deux autres dans l’agglomération grenobloise. Des armes ont été saisies lors d’une perquisition et tous ont été placés en garde à vue pour s’expliquer sur leur implication dans la fusillade.