Par arrêté pris le 4 août, la préfète Catherine Séguin a placé les bassins versants de Chambaran et de Belledonne, ainsi que les eaux superficielles de Bièvre-Liers-Valloire, en alerte renforcée (niveau 3 sur 4). Les eaux superficielles de la Bourbre passent quant à elles au niveau alerte (2 sur 4). Ces décisions ont été prises après consultation des représentants des usagers de l'eau, des collectivités et des associations environnementales.
Avec ces nouvelles mesures, plusieurs secteurs du département sont désormais concernés par une alerte renforcée, notamment les bassins versants de Chartreuse-Guiers, Trièves-Matheysine, Paladru-Fure, Belledonne et Chambaran, ainsi que les eaux superficielles de Sanne-Varèze-4-Vallées et de Bièvre-Liers-Valloire.
D'autres territoires, comme le Vercors, Oisans-Bonne, l'Isle Crémieu ou encore la Bourbre, restent placés en alerte, tandis que l'agglomération grenobloise demeure au niveau de vigilance.
La préfecture rappelle que le dispositif sécheresse comporte quatre niveaux. Si la vigilance invite simplement à économiser l'eau, les niveaux d'alerte et d'alerte renforcée entraînent des restrictions de plus en plus importantes concernant notamment l'arrosage, le lavage des véhicules ou certains prélèvements agricoles et industriels. Le niveau de crise, le plus élevé, réserve quant à lui l'usage de l'eau aux besoins essentiels.
Les autorités appellent les particuliers, les collectivités et les professionnels à limiter leur consommation afin de préserver les ressources en eau dans un contexte de sécheresse qui continue de s'intensifier sur le département.