Grenoble : l’opposition presse Laurence Ruffin de durcir sa réponse au narcotrafic après la fusillade de Mistral

Grenoble : l’opposition presse Laurence Ruffin de durcir sa réponse au narcotrafic après la fusillade de Mistral

Suite à la fusillade mortelle du quartier Mistral, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble adresse un courrier à la maire Laurence Ruffin. Clément Chappet et plusieurs élus réclament un tournant sécuritaire face à la montée des violences liées au narcotrafic.

La pression politique monte à Grenoble après la nouvelle fusillade survenue dans le quartier Mistral.

Dans un courrier adressé ce 28 mai à la maire de Grenoble, Clément Chappet et plusieurs élus du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble demandent à Laurence Ruffin un changement de cap face aux violences liées au narcotrafic, au lendemain d’un règlement de comptes ayant fait un mort et quatre blessés.

Dans leur lettre, les élus évoquent un "nouveau palier" franchi dans la guerre entre narcotrafiquants, soulignant un changement dans la nature des violences.

Ils évoquent "dix personnes tuées par balles en six mois", mais aussi des criminels qui, selon eux, "tirent désormais pour tuer, filment et publient leurs exactions", symptôme d’un sentiment d’impunité grandissant.  

Un appel à répondre au procureur

L’opposition fait directement référence à la proposition du procureur de la République de réactiver plusieurs Groupes locaux de traitement de la délinquance (GLTD), en associant État, justice et collectivités locales.

Une réunion est prévue ce vendredi 29 mai entre la maire et le parquet. Les élus demandent à Laurence Ruffin "d’entendre cet appel dans toute sa portée", estimant qu’une simple instance de dialogue ne suffira pas à enrayer les violences.

Dans leur courrier, les élus de Réconcilier Grenoble reprochent à la municipalité de rester "le seul maillon qui refuse de prendre sa part" dans la lutte contre le narcotrafic.

Ils réclament notamment un centre de supervision opérationnel 24h/24 associé à une vidéoprotection renforcée, l’armement de la police municipale ainsi que des procédures d’expulsion de logements sociaux pour les dealers condamnés.

Des propositions que le groupe affirme défendre depuis le début du mandat, sans succès jusqu’à présent.

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