"La police tue", "connasse" : un premier conseil municipal sous tension pour l’ère Ruffin à Grenoble

"La police tue", "connasse" : un premier conseil municipal sous tension pour l’ère Ruffin à Grenoble

Entre débats houleux, accusations croisées et échanges tendus, le premier conseil municipal du mandat de Laurence Ruffin ce mardi 28 avril n’a pas permis d’apaiser le climat politique grenoblois.

Après une séance d’investiture fin mars déjà marquée par de vives tensions, le premier conseil municipal de l’ère Laurence Ruffin, ce mardi, n’a pas calmé les esprits.

Dès l’ouverture, le ton était donné avec une délibération symbolique intitulée "Grenoble, ville garante des valeurs de la République". Un texte qui a rapidement donné lieu à plus de deux heures de débats sur des sujets sensibles comme le racisme, l’antisémitisme ou encore l’islamophobie.

Dans ce contexte, les prises de parole de certains élus de La France Insoumise ont particulièrement fait réagir. Allan Brunon a notamment repris le slogan "la police tue", tandis que son collègue Abdelnour Djebbouri a évoqué un "fonctionnement systémique" de l’institution policière.

Des propos qui ont immédiatement suscité l’indignation de l’opposition. L’élu de droite Clément Chappet a dénoncé un "débat stérile" aux accents "nauséabonds", tandis que la centriste Delphine Bense a critiqué les alliances politiques de la majorité.

Face à ces attaques, plusieurs élus d’opposition ont demandé à la maire de se désolidariser des propos tenus par les élus insoumis. Une demande restée sans réponse, contribuant à creuser davantage le fossé entre les deux camps.

Les échanges ont parfois dépassé le cadre du débat politique. Sans atteindre le niveau de tension de la séance d’installation, plusieurs propos jugés insultants ont été consignés au procès-verbal à la demande des élus visés. Et notamment un "Connasse" qui aurait fusé depuis le public, à destination d'une élue de la majorité.

Malgré ce climat tendu, la délibération a finalement été adoptée, avec plusieurs amendements portés par les élus insoumis.

Conséquence directe de ces débats prolongés : la séance a pris un retard considérable. La deuxième délibération n’a été examinée qu’en début d’après-midi, plus de quatre heures après le début du conseil.

0 commentaire
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte Grenoble Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte Grenoble Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.