Après trois jours d’audience, la justice a tranché mardi 17 mars dans l’affaire de la mort de Dano Briset, tué dans une rue de Grenoble. Âgé de 26 ans, Steven Allami a été reconnu coupable d’avoir planifié et exécuté le tir mortel, malgré les contestations de la défense. L’avocate générale, s’est notamment appuyée sur des images de vidéosurveillance montrant un homme armé courir vers la voiture de la victime, estimant que ces éléments démontraient une action préparée.
Le soir des faits, Dano Briset circulait sans protection ni arme, selon l’avocat des parties civiles. Pour la famille, aucun doute ne subsiste quant à l’identité de l’auteur, en particulier en raison d’un élément matériel clé : la présence d’ADN de l’accusé sur un portail situé à proximité de la scène, découverte rendue possible grâce au témoignage d’un voisin ayant vu une fuite après les tirs. La défense a toutefois avancé l’hypothèse d’un transfert indirect de cet ADN, dans un environnement où les protagonistes se connaissaient.
L’accusation a également reposé sur le témoignage de la compagne de la victime, présente lors de l’attaque mais absente en cour d’assises. Elle a rapidement désigné Steven Allami comme tireur présumé.
Alors que l’avocate générale avait requis une peine de 25 ans, la cour a finalement prononcé une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle. À l’issue du verdict, l’un des avocats de Steven Allami, a dénoncé une décision insatisfaisante et a annoncé l’intention de faire appel.
Depuis le début de la procédure, son client affirme ne pas être l’auteur des faits.