Alain Carignon, figure historique de la droite grenobloise et candidat des Républicains, est arrivé en tête avec 27,04 % des suffrages. Un retour au premier plan pour l’ancien maire, qui tente de reprendre la ville dans un contexte politique local marqué depuis plus d’une décennie par la domination des forces écologistes et de gauche, symbolisée par Éric Piolle.
Juste derrière, l’écart est infime, du moins pour le moment. Laurence Ruffin, candidate d’une union de la gauche, recueille 26,33 % des voix. Une performance solide qui maintient la gauche dans la course, mais qui reste pour l’instant insuffisante pour prendre la tête. Dans une ville longtemps considérée comme un bastion progressiste, ce léger retard alimente déjà les discussions dans les états-majors locaux.
La troisième place revient à Allan Brunon, candidat de La France insoumise, avec 14,34 %. Un score significatif qui pèse lourd dans les équilibres du second tour.
Au-delà de ce trio, plusieurs listes captent des segments plus modestes mais non négligeables de l’électorat. Romain Gentil, classé divers gauche, atteint 10,08 %, tandis qu’Hervé Gerbi, divers centre, obtient 9,74 %.
Le Rassemblement national, représenté par Valentin Gabriac, reste en retrait avec 5,15 %. D’autres listes de gauche complètent le tableau : Thomas Simon obtient 4,84 %, Baptiste Anglade 1,37 %, Catherine Brun 0,66 % et Geneviève Krzyzak 0,18 %.