Un tir de chasse qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.
Le 18 septembre 2024, à Bernin, dans le Grésivaudan, plusieurs habitants avaient été surpris par des détonations à proximité de leurs maisons.
L'une des balles avait traversé le secteur avant de venir se loger dans le toit d'une habitation. À proximité se trouvaient notamment deux professionnels travaillant dans le jardin et deux enfants.
L'auteur des tirs, un chasseur expérimenté de 69 ans, a été poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui aggravée.
Il affirme avoir voulu protéger son chien d'un sanglier
Devant le tribunal correctionnel de Grenoble, le retraité a expliqué avoir pris son arme après avoir aperçu un sanglier près de son domicile.
Selon le Dauphiné Libéré, son chien s'était lancé à la poursuite de l'animal, qui s'était réfugié dans des broussailles. Craignant que son compagnon ne soit blessé, le sexagénaire aurait alors tenté de faire sortir le sanglier en tirant.
Mais pour l'accusation, le chasseur a ouvert le feu sans respecter les règles élémentaires de sécurité, dans un secteur où se trouvaient des habitations.
L'ancien responsable associatif a contesté être à l'origine du projectile retrouvé dans la toiture. Il a notamment soutenu avoir abattu le sanglier lors d'un second tir, une explication qu'il n'avait pas donnée durant les investigations.
Trois ans sans permis de chasse
La Fédération des chasseurs de l'Isère, constituée partie civile, a elle-même dénoncé les manquements aux règles de sécurité.
Le ministère public a également insisté sur la dangerosité du comportement du prévenu, estimant qu'il ne devait plus pouvoir chasser.
Le tribunal a finalement condamné le sexagénaire à six mois de prison avec sursis.
Son permis de chasse lui a été retiré pour trois ans et ses armes ont été confisquées.
Une sanction qui met temporairement fin à la pratique de cet homme, titulaire de son permis depuis plus de cinquante ans.