L’avenir du TGV entre Grenoble et Paris suscite des inquiétudes. Dans une analyse publiée en octobre 2026, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) alerte sur la fragilité économique de cette liaison et demande que son importance pour les territoires soit mieux prise en compte.
Selon le rapport Bussereau, remis au gouvernement en juillet 2026, la ligne figure parmi les axes déficitaires, malgré une fréquentation jugée suffisante. En 2024, elle a transporté plus de 1,3 million de passagers et généré 169 millions d’euros de chiffre d’affaires, tandis que les redevances ferroviaires atteignaient 80 millions d’euros.
Deux trajets supprimés en semaine
La SNCF a récemment supprimé deux trajets directs en semaine sur son offre TGV InOui entre Paris et Grenoble. Interrogée sur ces changements, l’entreprise invoque des tensions sur la disponibilité des rames et les opérations de maintenance nécessaires.
D’après les informations rapportées par Grenoble Actualité le 26 octobre 2026, la compagnie prévoit un retour à la normale à partir du 14 décembre 2026, grâce à l’arrivée de nouvelles rames TGV.
La FNAUT réclame une meilleure prise en compte de la ligne
La fédération craint que les difficultés économiques de la desserte ne conduisent à une diminution durable du nombre de trains. Elle pointe notamment la hausse annoncée des redevances ferroviaires et demande une révision des critères permettant de soutenir certaines liaisons importantes pour l’aménagement du territoire.
À ce jour, les informations disponibles ne font état d’aucune fermeture annoncée de la ligne Paris-Grenoble. L’enjeu reste de préserver cette desserte tout en répondant aux contraintes économiques mises en avant dans le rapport Bussereau et par la SNCF.