La mobilisation s’est donc bien poursuivie après un début de matinée tendu sur le campus de l’UGA, où 150 étudiants avaient interpellé le président de l’université, avant que celui-ci n’écourte les échanges.
Une grosse centaine de manifestants restaient sur place à 14h30, à bonne distance des forces de l’ordre positionnées à l’entrée du boulevard Jean-Pain, selon Le Dauphiné libéré. Une partie des participants avait quitté les lieux après l’intervention policière.
Moins d’une heure auparavant, la tension était montée entre les deux camps, séparés de quelques mètres seulement. Au milieu des chants et des applaudissements, les policiers ont procédé aux sommations, puis utilisé du gaz lacrymogène avant de charger. Les manifestants se sont ensuite éparpillés dans le parc Paul-Mistral, tandis que des renforts étaient déployés boulevard Jean-Pain.
Le cortège parti de l’université avait grossi au fil du trajet, réunissant quelque 500 à 600 personnes vers 12h30.
Un second défilé, venu du campus Sud par l’avenue Albert-Ier-de-Belgique, l’avait rejoint vers 13h15 au niveau de l’avenue Jean-Perrot.
Dans le sillage des lycéens, les étudiants réclament un droit de grève sans pénalisation, une solution pour une vingtaine de jeunes sans affectation et dénoncent la hausse des frais d’inscription des étrangers. Ils pointent aussi des locaux vétustes, des salles mal équipées et des enseignants non remplacés.