La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a prolongé jeudi de six mois la détention provisoire de Milan Dibilio.
Le jeune homme, surnommé à l’époque "le violeur à la trottinette" par la presse et sur les réseaux sociaux, doit être jugé pour des faits concernant huit jeunes femmes. Son procès pourrait se tenir à la fin du mois de février 2027.
Il est renvoyé devant la cour criminelle pour deux viols, une tentative de viol, une tentative d’agression sexuelle, trois faits de violences aggravées et une tentative d’extorsion aggravée. Il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.
Une série d’agressions signalées en 2024
Entre le 8 février et le 16 mars 2024, huit jeunes femmes âgées de 18 à 27 ans avaient déposé plainte après des agressions commises à Grenoble ou dans son agglomération.
Plusieurs avaient décrit un homme jeune, mince, roux, dissimulant son visage et se déplaçant à trottinette électrique.
Les enquêteurs avaient notamment exploité les déplacements de son téléphone portable et identifié sa trottinette. Se sachant recherché, Milan Dibilio s’était présenté au commissariat de Grenoble le 5 avril 2024.
Il avait ensuite été mis en examen dans plusieurs dossiers et placé en détention provisoire.
Une partie des faits écartée au terme de l’instruction
Au terme de l’information judiciaire, la juge d’instruction a prononcé un non-lieu pour deux faits de violence et un fait de viol.
Le reste du dossier a conduit à son renvoi devant la cour criminelle de l’Isère.