Son spectaculaire coup de fuite n’aura retardé son jugement que de quelques semaines.
Un homme de 23 ans a été condamné ce lundi 22 juin par le tribunal correctionnel de Grenoble à trois ans de prison dont six mois avec sursis probatoire pour des violences conjugales aggravées et des faits de rébellion. À cette peine s’ajoutent six mois de prison ferme pour son évasion du palais de justice de Grenoble le 28 mai dernier.
Le 28 mai, alors qu’un juge venait de lui notifier son placement en détention provisoire dans l’attente de son procès, le jeune homme avait réussi à échapper à la surveillance des policiers qui l’escortaient.
Dévalant plusieurs étages du palais de justice, il avait quitté le bâtiment par l’entrée principale avant de disparaître dans les rues de Grenoble. Il avait finalement été retrouvé trois jours plus tard dans un hôtel de l’agglomération grenobloise puis incarcéré.
L’affaire trouve son origine dans une intervention policière le 26 mai au domicile de la mère de sa compagne.
La jeune femme avait alors dénoncé une nuit de violences particulièrement violentes survenue deux jours auparavant. Selon ses déclarations, elle avait été retenue contre son gré et frappée à coups de poing, de pied et de manche à balai. Pour tenter de s’échapper, elle avait brisé une fenêtre afin d’alerter des passants.
Face au tribunal, le prévenu a minimisé les faits, affirmant qu’une dispute liée à une supposée infidélité avait dégénéré et que sa compagne était tombée au sol lors d’une altercation.
Selon le Dauphiné Libéré, le procureur a requis 5 années d’emprisonnement au total.
Le tribunal grenoblois a finalement prononcé une peine globale de 3 ans d’emprisonnement à exécuter, comprenant la condamnation pour violences conjugales, rébellion et évasion.