Un trentenaire de nationalité marocaine comparaît à partir du 20 avril à Grenoble pour des faits remontant à octobre 2022, lorsqu’une tentative d’interpellation s’était transformée en course-poursuite armée.
Poursuivi pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique et refus d’obtempérer aggravé, il doit répondre de son comportement au volant, accusé d’avoir utilisé son véhicule contre des policiers. Ces derniers, tout comme le père de la jeune passagère décédée, se sont constitués parties civiles.
Dans la nuit du 5 octobre, peu après 2h, à Saint-Martin-d’Hères, les forces de l’ordre avaient tenté de contrôler le conducteur, qui avait pris la fuite. Après une course-poursuite sous échanges de tirs dans Grenoble, le véhicule est stoppé, sa passagère de 18 ans est retrouvée morte, tandis que le conducteur, légèrement blessé, est arrêté en fuite.
Selon l’AFP, l’accusé admet plusieurs infractions mais nie avoir voulu tuer des policiers, tandis que la défense appelle à clarifier les responsabilités. En parallèle, la mort de la passagère fait l’objet d’une enquête de l’IGPN, avec des policiers entendus comme témoins assistés et une issue sans poursuites envisagée.
Le passé judiciaire de l’accusé est lourd : condamné en 2012 pour des tirs contre des policiers, impliqué dans divers délits, il a de nouveau été poursuivi après sa libération en 2020, notamment pour des faits liés aux armes, jusqu’à faire l’objet d’un mandat de recherche en 2021.
Détenu actuellement et sous le coup d’une OQTF, il encourt une peine pouvant atteindre vingt ans de réclusion en raison de son statut de récidiviste. Le procès doit se poursuivre jusqu’au 27 avril.