Un Tunisien de 20 ans a été condamné jeudi 5 mars par le tribunal correctionnel de Grenoble à deux ans et demi de prison ferme pour sa participation au trafic de stupéfiants installé dans la résidence du Carrare, à Échirolles. Selon le Dauphiné Libéré, la justice l’a également reconnu coupable de détention d’armes, retrouvées dans un appartement de l’immeuble contrôlé par les trafiquants.
L’enquête remonte à l’été 2024, période durant laquelle cette copropriété du centre-ville était devenue l’un des principaux lieux de vente de drogue de l’agglomération grenobloise et le théâtre de plusieurs fusillades.
Le 9 août, les policiers perquisitionnent un appartement du deuxième étage après le signalement du locataire, qui explique avoir été contraint d’héberger plusieurs jours des trafiquants venus y déposer armes et drogue avant de quitter les lieux en leur laissant les clés. À l’intérieur, les enquêteurs découvrent un gilet pare-balles, un casque militaire, un pistolet Glock 19 et un fusil d’assaut de calibre 5.56, utilisés lors de trois fusillades survenues les mois précédents, dont deux tentatives d’homicide.
Une dizaine de jours plus tard, le jeune homme est repéré au pied de l’immeuble en train de donner des consignes à des membres du réseau. Interpellé, il est confondu par son ADN retrouvé sur les armes et l’équipement saisis.
À l’audience, le prévenu reconnaît un rôle dans le trafic, disant avoir transporté argent et marchandise sous la contrainte pour rembourser une dette, mais nie avoir manipulé les armes malgré la présence de son ADN.
Il a finalement été condamné à 30 mois de prison ferme pour détention d’armes et complicité de trafic de stupéfiants, avec une interdiction du territoire français pendant dix ans.