Près de quarante ans après la disparition de Marie-Thérèse Bonfanti à Pontcharra, en Isère, l’affaire judiciaire s’achève sans audience devant une cour d’assises. La Cour de cassation a confirmé que l’infraction est désormais couverte par la prescription, ce qui empêche toute poursuite pénale.
Cette décision clôt un long bras de fer juridique engagé après les déclarations d’Yves Chatain en 2022, lorsqu’il avait reconnu être impliqué dans la mort de la jeune femme. Placé un temps sous contrôle judiciaire, il avait finalement bénéficié de ce débat sur les délais légaux.
Pour la justice, le point de départ de la prescription remonte à 1986, année de la disparition. À l’époque, une enquête avait été ouverte puis rapidement refermée, sans qu’aucun acte ne vienne interrompre ou suspendre le délai.
La famille se dit très déçue par une décision qu’elle juge injuste, mais assure qu’elle continuera à faire vivre la mémoire de Marie-Thérèse malgré l’absence de procès.