Près de quarante ans après la disparition de Marie-Thérèse Bonfanti en Isère, l’affaire revient au centre de l’attention judiciaire. L’assemblée plénière de la Cour de cassation s’est penchée ce vendredi sur la question clé de la prescription dans ce dossier longtemps considéré comme un cold case, jusqu’à la confirmation du meurtre en 2022.
L’histoire concerne une jeune mère de Pontcharra, disparue en 1986, et une enquête rapidement close faute d’indices.
Relancé en 2020 à la demande de la famille, le dossier a mené en 2022 aux aveux du suspect d’origine, qui a reconnu l’avoir tuée après une banale altercation de voisinage. Il avait même révélé l’emplacement du corps.
Mais mis en examen pour meurtre, il tente depuis d’invoquer la prescription pour faire tomber la procédure. Cette question juridique a déjà été examinée par plusieurs juridictions avant d’atteindre l’assemblée plénière de la Cour de cassation, formation rare réunissant 19 magistrats.
La décision définitive de la Cour de cassation est attendue le 16 janvier 2026.