Dans un communiqué ce lundi, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a détaillé l’état d’avancement des recrutements engagés dans l’ensemble du pays, ainsi que les perspectives pour l’année à venir.
Ces renforts s’inscrivent dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation 2023-2027 du ministère de la Justice, qui prévoit, sur cinq ans, le recrutement de 1500 magistrats, 1800 greffiers et 1100 attachés de justice. Depuis 2023, ces objectifs sont soutenus par des hausses budgétaires qualifiées d’historiques, permettant des recrutements massifs au sein des juridictions.
Au 1er décembre 2025, les chiffres communiqués témoignent d’une montée en puissance rapide. 489 magistrats supplémentaires ont déjà rejoint les juridictions, soit 60 % de l’objectif fixé à horizon 2027, un taux qui atteindra 80 % avec l’arrivée en formation de la promotion 2026 de l’École nationale de la magistrature. Du côté des greffes, 571 greffiers supplémentaires sont désormais en poste ou en formation, représentant plus de la moitié de l’objectif.
Le renforcement concerne également les fonctions d’appui. 1 100 attachés de justice ont été recrutés, soit un doublement des effectifs en trois ans, atteignant 100 % de l’objectif fixé par la loi. À cela s’ajoutent 2 000 agents contractuels recrutés depuis 2020, dans le cadre de la politique de justice de proximité.
Pour la cour d’appel de Grenoble, ces orientations nationales se traduisent par des perspectives de renforts durables en 2026, dans un contexte de forte sollicitation des juridictions du territoire isérois et alpin. Afin d’accompagner ces arrivées, le garde des Sceaux a adressé, le 15 octobre 2025, des lettres d’objectifs stratégiques aux chefs de cour, destinées à renforcer le pilotage et les performances de chaque juridiction.
Le ministère souligne enfin le niveau record des effectifs actuellement en formation, avec 1 202 auditeurs de justice à l’École nationale de la magistrature et 833 greffiers stagiaires à l’École nationale des greffes. Des moyens humains présentés comme essentiels pour améliorer les délais de traitement et renforcer la qualité du service public de la justice, y compris dans le ressort grenoblois.