Les violences qui ont secoué Grenoble samedi 17 octobre auraient pu prendre une tournure encore plus dramatique.
Selon les informations du Dauphiné Libéré, confirmées par le syndicat Unité police, un fourgon de la compagnie départementale d'intervention (CDI), spécialisée notamment dans le maintien de l'ordre, aurait été touché par une balle réelle au cours des émeutes.
Le projectile aurait traversé le capot avant du véhicule avant de venir frapper le bloc-moteur.
D'après Brice Gajean, secrétaire général isérois du syndicat Unité police, les premières constatations de la police scientifique ne laisseraient que peu de doutes sur la nature du projectile.
Les policiers présents à bord du fourgon n'ont pas immédiatement réalisé qu'ils venaient potentiellement d'essuyer un tir par arme à feu.
Exposés à de nombreux jets de projectiles pendant les affrontements, ils n'auraient pas été en mesure de distinguer le bruit d'une balle de celui des pierres frappant leur véhicule.
Ce n'est qu'une fois le fourgon rentré au garage que l'impact a été découvert.
Cette découverte intervient au lendemain d'une journée marquée par de nombreux affrontements, pillages et incendies dans le centre-ville de Grenoble, en marge de la mobilisation nationale du 17 octobre.