Des vitrines brisées, des poubelles en feu, une banque pillée et des affrontements dans plusieurs quartiers. Grenoble a connu une matinée particulièrement agitée ce samedi 17 octobre, en marge de la journée nationale de mobilisation.
Les violences se sont rapidement propagées dans le centre-ville, notamment autour de la place Victor-Hugo, où devait se dérouler le rassemblement officiel.
Des groupes de jeunes cagoulés, très mobiles, ont multiplié les dégradations et les confrontations avec les forces de l'ordre. Plusieurs magasins de vêtements et de chaussures ont été pris pour cible, malgré les protections installées devant leurs vitrines.
Cours Lafontaine, une banque a également été pillée et du mobilier incendié. Une voiture a aussi été détruite par les flammes dans le centre-ville.
Des affrontements dès le matin près du lycée Mounier
Les premiers incidents avaient débuté avant même le lancement de la manifestation.
Au niveau du pont de Catane, des manifestants avaient bloqué la circulation et installé des barrages filtrants sur l'autoroute A480. Les forces de l'ordre sont intervenues pour libérer les accès vers 10 heures.
Dans le secteur du lycée Mounier, plusieurs centaines de personnes tentaient parallèlement de rejoindre le centre-ville. Avenue Albert 1er de Belgique, un supermarché a été pris pour cible, avant que des affrontements n'éclatent aux abords du parc Paul-Mistral.
Des tirs de mortiers ont été signalés, auxquels les forces de l'ordre ont répondu par des grenades lacrymogènes. Plusieurs Abribus et caméras ont également été dégradés.
Scènes de pillages et affrontements avec les forces de l’ordre à Grenoble pour le mouvement du 17 octobre https://t.co/nNnPZUFe2R
— Grenoble Mag (@GrenobleMag) October 17, 2026
Un autre groupe, parti du secteur de la gare, a laissé derrière lui des poubelles incendiées. Des échauffourées ont notamment éclaté cours Jean-Jaurès.
Ces scènes de pillage rappellent celles observées à Grenoble lors des violences urbaines de juin 2023, lorsque plusieurs commerces du centre-ville avaient déjà été pris pour cible.