À Grenoble, les propriétaires paient en moyenne 1 487 euros de taxe foncière par logement, avant même d’ajouter l’enlèvement des ordures ménagères. Ce montant place la commune en tête des 50 villes les plus peuplées, selon les données présentées jeudi 15 octobre par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
La comparaison est nette : la moyenne atteint 976 euros dans ces grandes villes et 635 euros à l’échelle nationale. Parmi les montants cités, Bordeaux se situe à 1 173 euros, Marseille à 943 euros, Paris à 900 euros et Lyon à 772 euros. En intégrant les ordures ménagères, la facture moyenne des 50 grandes villes passe à 1 179 euros.
Cette hausse touche toute la France : entre 2005 et 2025, la taxe foncière a presque doublé +93,4 %, augmentant deux fois et demie plus vite que les prix. Deux raisons l’expliquent : les collectivités ont relevé leurs taux de 32 %, et la valeur théorique des logements utilisée pour calculer l’impôt a augmenté de 46 %. Ces deux hausses se cumulent.
Grenoble affiche la facture moyenne la plus élevée, mais Paris enregistre la plus forte hausse en vingt ans (+261 %), malgré un taux toujours parmi les plus bas. En 2026, la progression ralentit à 1,7 % dans les 200 plus grandes villes.
Quant à la révision des valeurs locatives, suspendue après les protestations, elle pourrait être appliquée localement : le dossier reste ouvert.