Les faits reprochés au prévenu remontent au mercredi 7 octobre, lors d’un blocage du lycée Champollion à Grenoble. Il aurait tiré un mortier d’artifice en direction d’un policier. Selon les forces de l’ordre, son visage était en partie dissimulé par un masque chirurgical.
Il est notamment poursuivi pour violences sur un fonctionnaire de police et participation à un attroupement avec une arme.
Des restrictions jusqu’au procès
Présenté en comparution immédiate vendredi 9 octobre, le jeune homme a demandé un délai pour préparer sa défense. Le tribunal a donc renvoyé l’examen du dossier au 25 novembre, sans aborder le fond de l’affaire.
Dans l’intervalle, il devra répondre aux sollicitations d’une association de contrôle judiciaire. Il lui est également interdit de porter une arme et de participer à des manifestations sur la voie publique dans l’agglomération grenobloise.
Le procureur avait demandé son placement en détention provisoire pour prévenir un renouvellement de l’infraction. Sa défense a plaidé pour un contrôle judiciaire, soulignant son casier vierge, son installation à Grenoble et le fait qu’il avait finalement donné son identité volontairement.
Durant sa garde à vue, l’homme avait refusé de décliner son identité. Il n’a accepté de la donner que vendredi, dans les geôles du palais de justice, avant l’audience. Il est aussi poursuivi pour avoir refusé les relevés signalétiques et un prélèvement biologique.
Le suspect avait notamment refusé d’ouvrir la main pour la prise de ses empreintes digitales. Selon les informations du Dauphiné libéré, les policiers ont utilisé un pistolet à impulsion électrique pour y parvenir, en présence de son avocate. Cette dernière a annoncé vouloir signaler les faits au procureur par courrier. Son client entend déposer plainte pour violences.