Condamné pour proxénétisme, il pourrait devoir plus de 11 000 euros à l’Urssaf

Condamné pour proxénétisme, il pourrait devoir plus de 11 000 euros à l’Urssaf

Un Isérois de 24 ans a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, après avoir tiré profit de la prostitution d’une jeune femme et revendu des contenus sexuels sans autorisation.

Une activité illégale, mais aussi des cotisations sociales impayées. Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné ce lundi un homme de 24 ans pour proxénétisme aggravé, travail dissimulé, atteinte à l’intimité de la vie privée et recours à la prostitution. Selon Le Dauphiné Libéré, l’Urssaf estime désormais à plus de 11 000 euros les sommes qu’il aurait dû verser au titre de son activité de revente de photos et de vidéos.

Le prévenu avait contacté une jeune femme sur Sexemodel, un site d’annonces spécialisé dans les services d’escorte. Il lui avait proposé de venir travailler pendant une semaine à Grenoble, avant de l’accueillir à la gare, de financer son hébergement, ses vêtements et sa nourriture. En contrepartie, il devait percevoir 10 % des revenus générés par sa prostitution. À l’audience, il a affirmé n’avoir finalement reçu que 350 à 400 euros, soit l’équivalent du prix de la location.

Le jeune mécanicien a expliqué avoir découvert ce système sur TikTok avec l’objectif “d’arrondir ses fins de mois”. Le parquet a cependant relevé plusieurs annonces et mouvements bancaires laissant penser qu’il aurait démarché d’autres jeunes femmes, ce que son avocat a contesté, faute de preuve.

Après l’échec de cette première activité, le prévenu s’est tourné vers la vente de contenus sexuels. Toujours sur Sexemodel, il se faisait passer pour des jeunes femmes et revendait avec une marge des images dénudées achetées auparavant, sans obtenir l’accord de leurs autrices pour leur diffusion.

Faute de pouvoir qualifier la revente virtuelle de proxénétisme, la justice a retenu le travail dissimulé. Le prévenu a été condamné à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, ainsi qu’à 1 500 euros d’amende. Un redressement fiscal pourrait également suivre.

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