C’est la mère de l’adolescente qui a découvert les échanges sur le compte Instagram de sa fille au mois d’août avant de prévenir les gendarmes. Les messages envoyés par le surveillant étaient explicites selon le Dauphiné Libéré : "J’ai envie de toi", "Tu me plais" ou encore "Je veux te câliner".
L’homme, assistant d’éducation depuis dix ans dans un collège du Pays voironnais, avait initialement noué avec la jeune fille une relation de proximité, se présentant notamment comme un confident. Les échanges avaient ensuite pris une tournure sexuelle.
L’enquête a également montré que le trentenaire était allé chercher la collégienne à son domicile pendant les vacances et lui avait proposé, par message, de sortir la nuit pour le rejoindre.
Le prévenu, jugé vendredi 21 août, a partiellement reconnu les faits, expliquant n'avoir jamais eu l'intention de passer à l'acte.
La procureure a requis 18 mois de prison, dont six ferme et douze avec sursis probatoire.
Le tribunal a finalement prononcé 18 mois d’emprisonnement intégralement assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. Le prévenu devra notamment se soigner, travailler et ne plus entrer en contact avec l’adolescente ni sa famille.
Il lui est surtout désormais interdit, de manière définitive, d’exercer une activité professionnelle en contact avec des mineurs.