Grenoble : un journaliste de Place Gre’net agressé après avoir filmé des pillages, une enquête ouverte

Grenoble : un journaliste de Place Gre’net agressé après avoir filmé des pillages, une enquête ouverte
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Un journaliste reporter d’images de Place Gre’net a été agressé samedi 17 octobre dans le centre-ville de Grenoble alors qu’il s’apprêtait à filmer une scène de pillage et de dégradations. Sa caméra a été arrachée puis fracassée. La rédaction dénonce une "atteinte à la liberté d’informer" et indique qu’une enquête judiciaire a été ouverte.

Un journaliste grenoblois a été pris pour cible en marge des violences qui ont marqué la journée du 17 octobre à Grenoble.

Dans un communiqué publié ce lundi, le média en ligne Place Gre’net rapporte que l’un de ses journalistes reporters d’images a été agressé physiquement samedi en milieu d’après-midi dans le centre-ville.

Le journaliste venait de couvrir la manifestation et s’apprêtait, selon sa rédaction, à filmer une nouvelle scène de pillages et de dégradations.

Percuté par une trottinette puis frappé

Place Gre’net affirme que deux individus masqués circulant à trottinette ont volontairement percuté le journaliste par derrière.

Le passager serait ensuite descendu afin de lui arracher son matériel. Face à la résistance du JRI, l’individu l’aurait fait tomber sur le dos avant de lui porter des coups de pied.

L’agresseur se serait ensuite emparé de la caméra avant de la fracasser contre la grille d’un commerce quelques mètres plus loin.

Pour Place Gre’net, "l’objectif était clair : empêcher le JRI de poursuivre son travail".

Des manifestants lui viennent en aide

Des personnes présentes à proximité ont rapidement porté secours au journaliste.

L’un des manifestants lui aurait notamment rapporté sa caméra après l’agression. En état de choc, le reporter n’a toutefois pas été en mesure de terminer son reportage.

L’agression, qui aurait été partiellement filmée par hasard, n’a pas provoqué de blessures graves, précise la rédaction.

La rédaction dénonce une attaque directement liée, selon elle, au travail journalistique effectué dans l’espace public. "Qui peut prétendre décider, par la violence, de ce qu’un journaliste peut filmer ?", interroge Place Gre’net.

Place Gre’net indique avoir signalé les faits aux autorités judiciaires ainsi qu’à des organisations de défense de la liberté de la presse.

Une enquête a été ouverte, selon le média.

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