La contestation se poursuit autour de la réforme concernant les conditions d’usage des armes par les forces de l’ordre. Ce dimanche 20 septembre, plusieurs rassemblements sont organisés dans différentes villes françaises à l’appel notamment de Stop aux violences d’État, Justice pour Adama, du Syndicat des avocats de France, de Flagrant déni, d’Amnesty International et de la Ligue des droits de l’Homme.
À Grenoble, le rendez-vous est fixé à 15 heures devant l’hôtel de police, boulevard Maréchal-Leclerc.
Les organisations mobilisées dénoncent une évolution qu’elles estiment susceptible de renforcer la protection juridique accordée aux policiers et aux gendarmes lorsqu’ils font usage de leurs armes. Elles contestent notamment le principe d’une présomption de légitime défense, qui modifierait selon elles la manière dont seraient examinées certaines situations de tirs impliquant les forces de l’ordre.
Une mobilisation nationale
Pour les organisateurs, cette réforme représente un changement majeur dans l’encadrement de l’usage des armes par les forces de sécurité. Ils dénoncent notamment une inversion de la charge de la preuve et redoutent que certains tirs, y compris lorsqu’ils entraînent la mort, bénéficient plus facilement d’une présomption de légalité.
La mobilisation intervient quelques semaines après une pétition contre le projet, qui avait recueilli plus de 730 000 signatures, selon les organisateurs. Ces derniers affirment que cette initiative n’a pas abouti et souhaitent désormais porter leur opposition dans la rue.
À Grenoble, cette manifestation s’inscrit ainsi dans un mouvement national de contestation. Les participants entendent notamment rappeler leurs inquiétudes concernant les violences policières et les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre peuvent recourir à leurs armes.
Le rassemblement grenoblois débutera à 15 heures ce dimanche 20 septembre devant l’hôtel de police.