Une altercation nocturne à la sortie d’une boîte de nuit a viré au drame. En août 2024, au petit matin, une rencontre fortuite dans une rue de Grenoble a débouché sur une violence soudaine. Quelques secondes d’échange, un geste brutal, puis des conséquences irréversibles. Ce vendredi, la cour criminelle de l’Isère a tranché : l’auteur du coup, âgé de 32 ans, écope de neuf ans de prison.
La victime, 22 ans, quittait une discothèque avec deux amies lorsqu’une voiture roulant lentement attire leur attention. Les regards se croisent, une imitation d’aboiement fuse pour plaisanter. Les occupants du véhicule s’arrêtent et descendent. L’ambiance se tend immédiatement. La discussion s’envenime. L’un des hommes frappe alors le jeune avec une bonbonne de protoxyde d’azote.
Le choc, porté à la tête avec cet objet en aluminium de plusieurs centaines de grammes, ne semble pas alarmer sur le moment. Le jeune homme repart à pied avec ses amies. Mais une fois arrivé chez l’une d’elles, il se sent mal, s’allonge et ne se réveillera pas. L’autopsie établira qu’il a succombé à un hématome extradural provoqué par l’impact.
À la barre, l’accusé admet le coup, évoquant l’alcool et le protoxyde d’azote qui auraient altéré son jugement.
Jugé pour des violences avec arme ayant causé la mort, cet homme au passé judiciaire chargé risquait une sanction nettement plus sévère.
Les juges ont finalement retenu une peine de neuf ans d’emprisonnement selon le Dauphiné Libéré.