La justice iséroise a rendu son verdict après deux jours d’audience : un Macédonien arrivé en France en 2015 a été reconnu coupable de viols aggravés et de séquestration. Âgé de 45 ans, il a été condamné à onze années de réclusion criminelle, assorties d’une interdiction définitive du territoire français.
L’affaire débute à l’été 2022, lorsqu’une adolescente de 16 ans se rend à la gendarmerie pour signaler des agressions subies au domicile où elle résidait temporairement avec son frère. Livrée à elle-même, la jeune fille d’origine macédonienne se trouvait dans une situation familiale très instable, plusieurs membres de sa famille ayant quitté le territoire et sa mère étant introuvable. Elle sera rapidement prise en charge par un foyer pour mineurs.
Quelques semaines plus tard, les éducateurs alertent les autorités car l’adolescente est enceinte et souhaite interrompre la grossesse. Des examens confirment alors l’identité du père.
Plus tard, alertés par un voisinage inquiet, les policiers interviennent au domicile du même homme et découvrent la mineure enfermée à l’intérieur. Elle explique s’y être rendue après avoir fugué, avant d’être retenue contre sa volonté. Le suspect est interpellé, entendu, puis relâché dans un premier temps.
En février 2023, la jeune femme, de nouveau enceinte, dépose une seconde plainte, accompagnée d’une éducatrice. L’information judiciaire s’accélère finalement à la rentrée suivante, avec l’arrestation du mis en cause et son placement en détention provisoire.
Lors du procès, la victime a maintenu ses accusations, soulignant sa peur et l’absence de consentement, tandis que sa vulnérabilité et les failles du suivi institutionnel ont été mises en évidence. L’accusé a fait évoluer sa défense, admettant partiellement les faits tout en les minimisant, alors que le parquet réclamait une peine plus sévère en raison de l’emprise exercée.
Les magistrats ont finalement retenu la culpabilité pour l’ensemble des infractions poursuivies. Outre la peine de prison, la sanction prévoit l’éloignement définitif du territoire français.